Mes jobs

Publié le par Luz

Un petit article sur mes jobs à Montréal s'impose. En effet, cinq boulots différents en six mois avec des employeurs toujours satisfaits,  c'est pas trop mal !

 

La première job (alors oui pour mes amis français, il faut le savoir, au québec, on dit une job et pas un job ! Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien !) que j'ai dégôtée, c'était dans une boutique de fringues tenue par des français, merci le dépaysement ! Alors voilà comment je suis passée de conseillère en économie sociale et familiale à conseillère en vente, enfin vendeuse quoi ! Mes tâches étaient nombreuses : ranger les tonnes de fringues que les clientes sans scrupules laissaient en boule dans les cabines, remettre sur cintre, faire semblant de faire la vendeuse sympa avec un sourire bien crispé, conseiller (une vraie experte en la matière ! Besoin d'un relooking ? N'hésitez plus, et prenez rdv !), mettre les antivols, vérifier que pas trop de vêtements aient disparu à la fin de la journée,  encaisser en souhaitant toujours une excellente journée avec le même sourire crispé, et enfin nettoyer, balayer, astiquer, lalala lala... !

 

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Ce que j'ai appris aussi dans cette job, c'est le vocabulaire québécois :

- un article se dit un morceau

- une taille se dit une grandeur

- un tee-shirt ou un pull se dit un chandail

- un débardeur se dit une camisole

- un pantacourt se dit un capri

- un bonnet se dit une tuque

 

Voilà pour les mots les plus utilisés en trois mois. Ce premier boulot a été une bonne expérience pour moi et m'a donné l'occasion de me rendre compte comme on peut être casse bonbon en tant que client ! Et puis, surtout, il m'a permis de rencontrer Delphine et ses potes avec qui je passe d'excellents moments. Vous connaissez peut être Mado la niçoise, alors vous connaissez déjà Delphine :)

Fin septembre dernier, n'ayant plus besoin de mes services de conseillère, j'ai décidé de m'inscrire dans une agence de placement (agence d'intérim) spécialisée dans les tâches administratives, pour retrouver un bureau, un fauteuil bien confortable et un ordinateur qui me manquaient tant.

 

Avant d'avoir été contactée par l'agence pour une entrevue (et non un entretien), j'avais au préalable postulé à une offre d'emploi en ligne. Il m'a fallu dans un premier temps, passer des tests d'orthographe, conjugaison et grammaire, puis sur Word, Excel afin d'évaluer mon niveau de compétences. Et ma foi, les résultats ont été satisfaisants. Par contre, la personne qui m'a reçue s'est très vite apperçue que mon niveau d'anglais était bad car la première réponse que j'ai pu lui fournir n'était rien d'autre que : "euh, can you repeat, please?" Et, bizarrement, elle n'a pas insisté !

Toutefois, j'étais apte à aller jouer à la secrétaire bien obéissante !

 

Et bingo, une semaine plus tard, j'avais ma première mission dans une grande entreprise de distribution alimentaire québécoise à Montréal Nord, autrement dit à 1h10 de chez moi. Ma job consistait essentiellement à trier le courrier et classer des documents, donc rien de bien compliqué ! Je bossais sur un gigantesque plateau (enfin open space, employons les bons termes) et mon bureau était séparé par des mini cloisons, ce qui me permettait d'avoir un peu d'intimité !  Je me croyais dans une série tv américaine avec mon mug de café, c'était bien cool de travailler dans un milieu québécois, même si au début, on se comprenait pas toujours ! Mais mes collègues ont adoré mon accent :-)

 

Ma deuxième mission était un peu similaire et la troisième était carrément géniale ! J'ai surtout apprécié de travailler dans une grande tour en plein centre ville, au 15e étage avec une superbe vue sur Montréal ; là j'avoue je me la suis pétée ! Je me suis sentie importante et un peu dans la peau d'une working girl alors que mes tâches n'étaient  rien d'autre que de la saisie informatique, mais peu importe finalement je bossais dans une compagnie financière québécoise avec des anglophones !  Vous vous demandez, peut être, comment se fait-il que l'agence n'ai pas continué à me placer dans un milieu francophone ? Ne cherchez pas plus loin, la plupart de mes collègues étaient bilingues mais j'ai tout de même fait des efforts : "Sorry my english is very bad but I understand a little beat" et elles ont apprécié ! Il est aussi important de souligner que c'était la fête tous les jours dans cette boîte : café, thé, jus de fruits, pain toasté, céréales à volonté ! C'était fabuleux, j'étais vraiment dans mon élément !

Et puis, je ne terminerai pas ce paragraphe sur mes jobs administratifs en ne mentionnant pas les "jeans day". Le casual day est une coutume des Etats Unis et du Canada, selon laquelle le personnel peut s'habiller, le vendredi, d'une manière décontractée et donc en en jean, moyennant la somme de 1$.  Pour cette société, les fonds sont ensuite reversés à une association caritatives. J'ai trouvé le principe intéressant, c'est une bonne façon de participer et d'aider indirectement ce type d'association. Et puis, cette coutume permet notamment de casser l'aspect hiérarchique et la distance sociale que peut générer le costume. Encore une découverte professionnelle qui aura été enrichissante bien plus sur le plan personnel que professionnel proprement dit.

Alors l'intérim c'est bien, ça paye pas trop mal mais c'est plutôt précaire, on le sait tous. Alors après cette dernière mission, je me suis mise à rechercher un emploi dans la vente.

 

Me voilà donc vendeuse de patisseries dans une boutique française ! On repart du début mais cette fois avec des macarons irrésistibles. Bon, je peux pas vous le cacher, oui, il m'arrive d'en goûter un ou deux voire trois ou quatre par jour. Mais en même temps, pour conseiller un client, il faut connaitre parfaitement le produit alors j'estime que la dégustation fait aussi partie de la job ! Mes tâches sont multiples : servir les clients en fournissant une explication sur la recette du macaron et sur les 25 saveurs proposés (et même quelque fois en anglais, svp), avaler un macaron entre deux clients, préparer les nombreuses commandes surtout en cette période de fêtes, réapprovisonner le comptoir des macarons et des desserts, monter des boîtes à macarons et s'occuper du salon de thé. Et oui, comme Rachel Green au Central Perk, je fais entre autre des cappuccinos, caffés lattés et je sers nos délicieux desserts. Alors mon service est particulier, un peu long  mais il semble correct. Avec le surnom que mon cher frère me donnait dans ma tendre jeunesse," Miss Catastrophe", je n'ai pas la prétention de servir plusieurs tasses en même temps. Alors, j'y vais à mon rythme tasse par tasse et couvert par couvert ! Etre serveuse, ça ne s'improvise pas comme ça surtout pour une nana comme moi qui a connu une période de sa vie où manger correctement sans se tâcher était un réel défi !

 

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Bref, comme vous pouvez le constater je m'en tire pas trop mal depuis mon arrivée au Québec et j'ai pas peur de le dire,  j'ai une grande capacité d'adaptation ! Et par dessus tout, je suis remplie de bonne volonté alors il ne faut pas hésiter et continuer à m'embaucher ! Tiens et pourquoi pas maintenant dans mon domaine d'expérience, manière de découvrir le système social québécois et d'apporter mon savoir faire français. Allez j'y crois, 2012 va me donner grande satisfaction !

 

Il est tant pour moi d'aller me coucher et de vous souhaiter un très joyeux noël :)

 

 

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